Bénin : Quand la mauvaise qualité de carburant coûte plus chère que la bonne

Depuis le 20 Août dernier, les autorités Nigérianes ont décidé de fermer les frontières du pays au Bénin et au Niger. Ils sont au total 13 produits, concernés par cette fermeture des frontières nigérianes. Parmi ces produits, se trouve l’essence de contrebande ou essence frelatée communément appelé « kpayo », un liquide précieux fortement apprécié des béninois,qui du jour au lendemain est devenue rare et a triplé de prix.



En effet au 21 Novembre 2019, le prix marqué de l’essence Kpayo a tourné autour de 1000 FCFA le litre contre 535 FCFA dans les stations services.

Notons que les Béninois dans leur grande majorité n’ont pas l’habitude des stations services, non seulement parce que ces dernières sont pas en nombre insuffisant pour répondre à la forte demande, mais aussi parce que l’essence frelatée a toujours coûté moins cher.

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Mais depuis que le Kpayo n’abonde plus les rues comme dans un passé récent, les populations, n’ont d’autres choix que de faire la cour à l’autre dame, longtemps fuie pour ses prix jugés autrefois trop élevés pour leurs bourses.

L’essence dite de mauvaise qualité se fait désormais rare, c’est un fait, et naturellement elle augmente de prix. Et si c’est une question de prix ou de bourse qui fait que les béninois évitaient dans un passé récent les stations, c’est cette même raison qui les ramène à elles. A noter que cette fois-ci, c’est sans compter avec une autre exigence, celle des longues files d’attente.

L’animation des stations pétrolières au Bénin semble désormais avoisiner celles des marchés car en effet, les propriétaires des moyens de déplacement passent des heures pour se procurer le précieux liquide, souffle de course. A défaut de subir cette longue file d’attente qui semble être une souffrance physique, une alternative se présente : la souffrance économique (en se faisant servir dans les points de vente du kpayo sans oublier le risque de la qualité douteuse.)


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A quand l’ouverture des frontières ? La question reste malheureusement sans réponse. En attendant, les béninois souffrent dans la chair comme dans la poche. Quant à l'État, cette situation devrait normalement l’arranger, puisque la SONACOP, compagnie publique de commercialisation des produits pétroliers a retrouvé un certain souffle par la même occasion. Surtout quand on sait que l’informel qui caractérise l’activité du kpayo ne rapporte rien à l’économie béninoise comparativement aux stations pétrolières, qui ont signé un pacte avec le fisc. C’est donc une aubaine que les autorités béninoises pourraient saisir pour jeter aux oubliettes l’essence de contrebande et relever ce défi que les précédents gouvernements n’ont pas pu. Et là encore, quid du volet social?


GUERA Gounou Onésime

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